Ecrit par
Yuu le 12 juin à 23h36
Quand on parle de Dragon Quest, on pense en général à la saga principale, un peu comme lorsque l'on parle de Final Fantasy. Pourtant, Square-Enix aime bien sortir régulièrement des spins-off de sa série - comme récemment Dragon Quest Monster Joker - qui méritent qu'on s'y intéresse. Dragon Quest Heroes : Rocket Slime fait partie de ceux-ci, et vous allez voir pourquoi.
Simple est le mot
Dans Dragon Quest Heroes : Rocket Slime, vous incarnez le monstre le plus connu de la série, et certainement celui que l'on peut considérer comme sa mascotte, un Slime.
Alors bien sûr, on peut se demander comment le joueur va pouvoir prendre du plaisir à contrôler un slime dans un jeu d'aventure, car oui, on a bien affaire ici à un jeu d'aventure, et plus précisément à un jeu d'action-aventure.
Ici, pas d'énigmes tarabiscotées et demandant trois heures de réflexion. De même, votre slime ne possède pas un inventaire exhaustif fourni de moults équipements et autres items tous plus ingénieux les uns que les autres.
Avant tout, Dragon Quest Heroes : Rocket Slime se démarque par sa simplicité. Simplicité dans le scénario, dans le gameplay, et dans les graphismes. Tellement simple qu'on ne peut que se retrouver scotché à sa console. Mais regardons ça de plus près.
On ne va pas s'étaler sur les graphismes, à la fois simple, mais d'une grande finesse et très coloré. On retrouve bien entendu le chara-design de Toriyama spécifique à la série des Dragon Quest et on ne peut du coup que baver devant la bouille et les mimiques de certains monstres.
Le scénario quant à lui est ultra développé; je vous laisse seul juge. ^^'
Vous habitez Boingburg, capitale du royaume de Slimenia, une paisible contrée, jusqu'au jour où, celui-ci se retrouve envahi par une organisation mafieuse - the Plob - au but pour le moins obscur, et qui kidnappe tous les habitants de la ville.
Vous retrouvant par un habile tour scénaristique le seul rescapé de ce rapt, vous décidez de partir en aide de vos concitoyens et de tous les libérer.
Ceci est donc le point de départ de votre aventure, et sachez que l'intrigue du scénario ne se développera pas franchement plus au cours de l'histoire. On se retrouve donc avec un scénario on ne peut plus basique pour n'importe quel jeu d'aventure, sauf que ce jeu n'est pas n'importe lequel.
De là, vous partez à la poursuite de vos ennemis. A travers les 7 niveaux que propose le titre, le bondissant héros que vous êtes a la capacité de s'étirer comme un élastique afin d'effectuer un "elastoblast" qui vous propulsera sur vos ennemis, les objets ou les habitants de votre village que vous retrouverez. Dans le cas des habitants et des objets, leur "rentrer" dedans vous permettra de les décoller du sol pour les mettre sur votre tête. Dans le cas des ennemis, vous pourrez au choix, en venir à bout avec cette technique, ou bien là encore les mettre sur votre tête. Tout ce qui se trouve sur votre tête peut alors être jeté sur d'autres ennemis pour infliger des dégâts ou bien être envoyé au village.
Le gameplay du jeu s'articule en fait autour de deux phases bien distinctes. La première consiste à naviguer dans des niveaux en vue de dessus, à la manière d'un Zelda, afin, comme précisé plus haut, de sauver vos compatriotes slimiesques, se débarrasser d'un boss de temps à autre, mais aussi de récupérer un maximum d'items et d'ennemis que vous renverrez à Boingburg via un réseau ferré présent un peu partout dans les niveaux.
Cette collecte d'objets et d'ennemis vous servira alors durant la deuxième phase du jeu où vous engagerez des combats de tanks! Les objets collectés serviront alors de munitions, et plus tard dans le jeu à la conception de munitions encore plus puissantes par fusion de plusieurs d'entre eux. Les monstres quant à eux, renvoyés au village en nombre suffisant, vous proposeront leur aide en tant que membre d'équipage des tanks.
AH AH tu veux voir mon gros engin?!
Très vite on comprend que l'intérêt de Dragon Quest Heroes : Rocket Slime ne réside pas tant dans l'aventure elle-même que dans les combats de tanks. L'aventure n'est finalement que prétexte à la recherche de nouveaux objets pour armer votre tank et un bon moyen aussi de proposer régulièrement des combats de plus en plus ardus et prenants.
Les affrontements sont très originaux dans leur déroulement. L'écran du haut présente une vue d'ensemble du champ de bataille. Votre tank et celui de l'ennemi se font face, chacun d'un côté de l'écran, tandis que deux barres de vie représentent la "vitalité" de ceux-ci, un peu à la manière d'un jeu de baston. Mais l'écran supérieur vous permet surtout de visualiser en temps réel les projectiles qui pleuvent sur vous.
L'écran inférieur quant à lui, vous représente à l'intérieur de votre tank. Il vous faudra donc pour venir à bout de votre adversaire aller chercher les munitions qui vous sont distribuées régulièrement pour alimenter les deux canons (pour des tirs droits ou en hauteur) de votre tank.
Enfin, lorsque les points de vie du tank adverse atteindront zéro, il vous faudra lui donner le coup de grâce en vous infiltrant dedans et en vous attaquant directement au coeur de celui-ci.
On se retrouve très vite à essayer d'élaborer la meilleure stratégie de combat suivant les objets et les membres d'équipage dont on dispose.
Avec pas moins de 60 types de munitions différents à collecter et à créer pour seulement 30 emplacements dans le tank, les possibilités qui s'offrent au joueur sont en effet assez énorme; d'autant qu'il va de soit que l'on est pas limité à un seul exemplaire d'une munition dans le tank.
Vos membres d'équipages - choisis parmi les monstres qui vous auront proposé leurs services ainsi que certains des villageois que vous aurez libérés - disposent quant à eux d'aptitudes spécifiques, au nombre d'une à trois par membre, et relativement variées. Il vous sera ainsi possible de demander à votre équipage de charger les canons, d'infiltrer le tank ennemi pour le saboter ou voler des munitions, de vous protéger, et j'en passe.
Tout ceci permet au final d'établir une véritable stratégie qui rend les combats de tanks à la fois subtils par les possibilités offertes, et dynamiques du fait du gameplay en temps réel.
Le roi de la blague
Sans savoir où en parler, je ne pouvais me résoudre à faire le test de ce jeu sans aborder le sujet de l'humour. Alors pourquoi un paragraphe dessus?
Simplement parce que l'humour est omniprésent dans Dragon Quest Heroes : Rocket Slime, et qu'il est finalement un des gros point fort du titre.
Rien qu'en jouant une petite demi-heure, on comprend que les développeurs ont décidé de se lâcher.
Blagues, jeux de mots ridicules, allusions douteuses, clins d'oeil flagrants à des jeux et des films ultra connus. Il y en a pour tous les goût, et c'est un véritable plaisir.
Bref, les Geeks apprécieront forcément. :)
Pour conclure
Que dire de plus sur ce Dragon Quest Heroes : Rocket Slime? Si vous n'avez pas encore envie d'y jouer, je ne sais plus quoi dire.
Effectivement, je n'ai abordé nulle part les points faibles du titre, et ce, tout simplement parce qu'il n'en a pas vraiment.
Bien sûr, on pourrait se plaindre de la durée de vie faiblarde pour un jeu d'aventure. Une dizaine d'heure permet en effet sans difficulté de finir la quête principale. En revanche si l'on prend en compte le côté addictif du jeu, celle-ci se retrouvera facilement doublée, ne serait-ce que pour finir à 100% le jeu, trouver toutes les fusions d'objets, et obtenir l'armement de vos rêves.
Le mode multi-joueurs enfin, propose à 2 joueurs de s'affronter dans des combats de tanks. Malheureusement, le jeu demandant à chaque concurrent de posséder sa version du jeu, je n'ai pu m'y essayer. Il ne fait cependant aucun doute, vu les combats palpitants auxquels vous aurez eu droit tout au long de l'aventure, que les combats entre amis ne manquent de piquant, et augmentent de manière non négligeable la replay-value du titre.
Si, un vrai défaut, il y en a un. C'est le fait que ce jeu ne soit disponible qu'en import américain. Dragon Quest Heroes étant sorti en 2006 aux Etats-Unis, Square-Enix n'avait alors pas encore comme politique de diffuser les différents titres estampillés Dragon Quest en Europe.
Mais si vous n'avez pas peur de l'anglais - d'autant plus que le niveau nécessaire n'est pas très élevé - alors jetez vous sur ce jeu les yeux fermés.
Note Finale : 5.5/6
Points Forts :
- les combats de tanks
- les graphismes ultra mignons
- l'humour
Points Faibles :
- en import US uniquement
- pas de combats WiFi