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Poshul le 10 juillet à 23h48
Brother in Arms, un FPS qui repousse dans ses tranchées les limites de la DS. Au programme : seconde guerre mondiale côté américain, pas de temps pour du suspense, l’action est omniprésente, pas question d’imaginer pouvoir se planquer et sniper, on se retrouve en première ligne.
La DS dans ses tranchées graphiques
Dans Brother in Arms, la DS affiche des graphismes dignes de certains jeux de PSX. Rien à redire quant à la modélisation des soldats ou des décors. En plus d’être bien modélisés, les personnages bougent très bien, pas de lags à signaler et c’est tant mieux, un ralentissement en pleine attaque nazie serait pour le moins handicapant. Un autre point positif au niveau des graphismes : le changement d’environnement. Notre compagnie voyage, ainsi on voit le désert en Tunisie, le milieu urbain en Normandie, les bois, et la neige en Ardennes. Graphiquement il serait difficile de critiquer ce jeu tant les graphismes sont bons pour la DS.
Feuer Frei !
Un autre des points forts de Brother in Arms est l’ambiance. Le jeu nous propose 2 modes de jeu : la campagne en solo, et le mode multi joueurs. Dans la campagne en solo on se retrouve côté américain (et côté américain uniquement) à parcourir différents lieux, avec différents objectifs en fonction du chapitre. Le premier chapitre voit notre brave soldat parachuté en pleine guerre dans tous les sens du terme. Une fois les cordes du parachute coupées, on se retrouve en pleine action et jusqu’à la fin on n’aura pas une seconde de répit !
L’ambiance est très bien rendue en partie grâce au son. Pas question de musique, juste des bruitages et des voix de qualité et on ne peut plus appropriés. Entre les explosions et coups de feu omniprésents, les allemands qui crient des ordres, et notre capitaine qui nous dicte ce que l’on doit faire, l’ambiance sonore est excellente, on s’y croirait.
En plus du son, l’action contribue, elle aussi, à nous plonger dans la seconde guerre mondiale. Les coups de feu sont permanents, tous les soldats sont en action, impossible de rester en position plus de quelques instants, car sinon ça serait la mort assurée. Les soldats de notre compagnie sont d’une utilité rare dans un jeu vidéo, leur aide est indispensable vu le nombre d’allemands. On se déplace en général avec notre compagnie, tantôt en couvrant les soldats tantôt en se faisant couvrir, c’est un vrai travail d’équipe.
Gameplay et jouabilité
La jouabilité de Brother in Arms nécessite quelques minutes pour s’adapter. Avec le stylet on dirige l’orientation de notre soldat, avec les flèches on le fait avancer, reculer, et se déplacer latéralement. Quand on tire sur des ennemis, le stylet se révèle très utile et précis pour viser et il suffit d’appuyer sur L pour tirer. Bien que la prise en main ne soit pas instinctive, une fois qu’on a passé quelques minutes à jouer, elle ne pose plus de problèmes.
Le gameplay est assez riche, bien que l’on ait accès à peu d’armes (fusil de base, sniper, bazooka, et grenades principalement), on ne se lasse pas. Les objectifs de missions varient : sauvetage de soldats, élimination de la force anti-aérienne, destruction d’un train. On trouve pleins de moyens différents pour mettre des bâtons dans les roues des allemands.
En plus des différentes armes, on a également accès à différents véhicules. On peut conduire (et on doit conduire) un tank dans une mission, une jeep dans une autre. La jeep est assez étrange à conduire, mais le tank se révèle agréablement facile à contrôler.
A couvert ! Les (gros) défauts du jeu
Très bons graphismes, bonnes jouabilité, bon gameplay, pourtant Brother in Arms a de gros défauts. Le premier, et certainement le pire, est la durée de vie. Il faut moins de 5h pour finir les 6 missions qui composent le mode campagne (plus exactement 2 ou 3h). C’est très court. Bien sûr, une fois le mode campagne bouclé, on peut le refaire en mode vétéran, puis en mode élite. Mais même avec ça on frise à peine les 10h de jeu pour finir le jeu à 100%.
Le mode multi joueur aurait pu rattraper ce défaut mais malheureusement il ne fait que l’aggraver. En multi on peut jouer jusqu’à 4 joueurs avec chacun une cartouche du jeu. Un joueur crée une partie en déterminant l’environnement, la durée de la partie, le nombre de points de la partie et finalement s‘il y a des équipes ou si on joue en match à mort (sachant que s’il n’y a que deux joueurs ils seront forcés de faire un match à mort). On se retrouve alors dans un environnement assez vide avec nos adversaires et c’est tout. L’ambiance en prend un coup, on se croirait dans Counter Strike et le principe est exactement le même.
S’il y avait eu un mode online, ça aurait pu être intéressant, mais là on s’ennuie ferme.
L’absence d’histoire joue aussi en la défaveur de Brother in Arms. Les missions sont introduites par une phrase et ça s’arrête là. On est en Tunisie mais on ne sait pas ce qu’on fait là bas, on tue des allemands sans justification. Bref, un petit paragraphe mentionnant ne serait-ce que les objectifs de la mission n’aurait pas été superflu.
Bilan lourd
Brother in Arms a de gros atouts dans son camp mais malheureusement des défauts trop importants qui nuisent au jeu et réduisent énormément son intérêt. On préfèrera une version sur console de salon de la série, et pour les fans de FPS il vaut mieux acheter ce jeu d’occasion en attendant des jeux meilleurs.
Note finale : 3/6
Points forts :
Points faibles :
- Durée de vie
- Mode multi joueur
- Scénario inexistant