La Nintendo DS commence à être assez pourvue de RPGs. Tandis qu'entre les maîtres incontestés du genre, le combat fait rage (Final Fantasy III, Tales of the Tempest, Dragon Quest Monter J), une série plus discrète, jusqu'alors inconnue dans nos contrées parvient à faire du tort au dernier Seiken Densetsu (Children of Mana). Déjà disponible au Japon et aux Etats Unis, Magical Starsign n'arrivera en Europe qu'en janvier 2007.
Les élèves de l'Académie de Magie Will O'Wisp ont comme un léger problème : leur prof a tout simplement disparu dans des circonstances assez troubles. Les enfants, inquiets, ne supportent pas de rester les bras croisés. C'est finalement la jeune Lassi qui décide de passer à l'action. Elle décide donc d'«emprunter» un vaisseau de l'Académie pour partir à sa recherche. Ses amis se précipitent évidemment à sa poursuite (ça serait pas drôle sinon ^^), mais le problème, c'est que chaque vaisseau est individuel, et que ces six enfants n'ont jamais piloté de leur vie. Chacun se retrouve donc perdu sur l'une des cinq planètes du système. Votre première mission sera de rassembler la bande.
La première chose à laquelle on est confronté dans le jeu, c'est le chara-design. Le style manga, mignon tout plein ne plaira peut être pas à tout le monde, mais il participe à l'ambiance globale du jeu. Rien de vraiment sérieux en effet ici. Nos jeunes protagonistes ont la naïveté nécessaire à l'accomplissement de leur voyage d'initiation à travers l'univers. Des répliques humoristiques parsèment tous les dialogues, mais le personnage principal, lui, ne parle jamais. Chaque personnage est associé à un élément. Au début du jeu, vous choisissez celui du héros : Lumière ou Ténèbre.
Le monde de Magical Starsign est régi par deux règles, consultables à tout moment par un simple clic : l'efficacité des magies (rien de bien méchant, ça reste assez classique dans l'ensemble, mais il est bon d'en prendre connaissance dès le début), et principal intérêt du gameplay à mon sens, l'orientation des planètes. En effet, si chaque personnage est attaché à un élément, les cinq planètes le sont aussi. Le système solaire est divisé en cinq zones, correspondant aux cinq éléments, et la magie de chaque élément est boostée lorsque la planète correspondante est dans sa zone. Ainsi, lorsque Puffoon, la planète du vent, est dans sa zone, la magie de Lassi (élément vent) est augmentée.
Magical Starsign est également entièrement jouable au stylet. J'entend par là qui ne se joue qu'au stylet, ainsi l'écran tactile n'est pas une alternative bancale aux classique touches (d'ailleurs ici, c'est plutôt le contraire). Vous vous déplacerez donc en touchant l'écran, vous naviguerez avec délice dans les menus, et activerez les magies des cinq éléments pour débloquer certains passages d'un simple clic.
Enfin, la grande diversité offerte par les cinq planètes, tant sur le plan du bestiaire que sur celui des environnements offre un surprenant dépaysement à chaque voyage interplanétaire.
Avec ses règles originales et son utilisation enfin satisfaisante de l'écran tactile, ses personnages typés mais attachants et son design très sympathique, Magical Starsign pourrait très bien se révéler être une alternative rafraîchissante aux leaders du genre.
Images